Archives mensuelles : février 2017

Deux consortiums Blockchain Banque Assurance

B3I Blockchain Insurance Industry  est une Initiative afin d’étudier la possibilité d’utiliser la technologie blockchain pour optimiser l’échange des données entre (ré)assureurs.  Depuis septembre 2016, des réassureurs ont testé une première application de la technologie bockchain, une base de données sécurisée ; partagée par l’ensemble des participants à une transaction déterminée. Les résultants sont concluants pour le réassureur. « Blockchain est une technologie souple et rapide à mettre en œuvre qui simplifie et accélérè les interactions, le statut des données étant partagée en temps réel par tous les partenaires commerciaux impliqués et qui pourrait contribuer à réduire efficacement les coûts », affirme Scor dans un communiqué. Afin d’explorer l’utilisation potentielle de la technologie blockchain dans l’industrie de l’assurance, l’initiative B3i – Blockchain Insurance Industry Initiative a vu le jour. Plusieurs assureurs et réassureurs du monde entier ont adhéré à ce groupement qui compte actuellement 15 membres (Achmea, Aegon, Ageas, Allianz, Generali, Hannover Re, Liberty Mutual, Munich Re, RGA, SCOR, Sompo Jappan Nipponkoa, Swiss Re, Tokio Marine Holdings, XL Catlin et Zurich Insurance Group). Dans le cadre de cette initiative, les membres mettront en œuvre un projet pilote réalisant des transactions commerciales entre les sociétés membres. Si la technologie blockchain prouve sa viabilité, elle « pourrait transformer l’industrie de l’assurance grâce à le mise en place d’un registre partagé d’informations contractuelles », affirme le réassureur Scor dans un communiqué. « La rationalisation de la communication et des transactions permettrait d’améliorer tant les processus que la qualité des services d’assurance proposés aux consommateurs », ajoute-t-il.

LaBChain est un consortium monté par la Caisse des dépôts et consignations qui compte déjà 8  partenaires. Deux assureurs (Allianz, Groupama), une société de gestion (OFI Asset Management), une banque (RCI Bank and Services) et quatre start-up (BELEM, Scorechain, Stratumn, Utocat) : ils sont autant à rejoindre officiellement les rangs de LaBChain… tout du moins sur le papier. 19 autres partenaires sont annoncés depuis l’automne 2016, lorsque LaBChain a dévoilé un cas d’usage axé sur l’utilisation de la blockchain Ethereum pour réduire le risque de crédit. Le Crédit Agricole, CNP Assurances et Natixis Asset Management Finance (groupe BPCE) se sont associées à la SSII OCTO Technology pour mener cette expérimentation qui vise à alléger, par la création d’une fonction de chambre de compensation, les coûts liés aux différents aspects de la gestion du collatéral non cash* associé aux prêts-emprunts de titres.

LaBChain avait présenté, en mai 2016, un premier cas d’usage sur l’identité numérique et les problématiques de connaissance client. Ou comment, dans le cadre de transactions sur une blockchain, identifier les intervenants, puis partager les données de façon sécurisée entre les parties prenantes. En tant que dépositaire des fonds des notaires et des consignations, la Caisse des dépôts est concernée au premier chef par ces problématiques. Dans le cadre de l’initiative LaBChain, elle cherche le meilleur moyen d’intégrer les architectures de consensus décentralisé dans l’économie française, face au dynamisme du marché nord-américain. Parmi les « nouveaux entrants », on soulignera que derrière RCI Bank and Services se cache RCI Banque S.A., banque française détenue à 100 % par le groupe Renault et spécialisée dans les financements et services automobiles. Elle rejoint BNP Paribas, le Crédit Agricole, Groupe BPCE, La Banque Postale et Société Générale. Du côté des assureurs, on retrouve Allianz, Aviva France, AXA, CNP Assurances, Groupama et MAIF.

La blockchain enjeu des présidentielles ?

Le conseil Supérieur du Notariat (CSN) a proposé aux candidats à l’élection présidentielle la création d’une blockchain notariale. Cette dernière permettrait de dématérialiser, de sécuriser et de garantir la véracité des informations sur des sujets comme :

  • le logement (immatriculation des copropriétés, carnet numérique de suivi et d’entretien du bâtiment, etc.)
  • la création et la reprise d’entreprise
  • le mandat de protection future
  • et tout autre domaine lié à la personne ou à ses biens.
  • Pour aller plus loin :  http://www.agefiactifs.com/   propositions_presidentielle_2017_002

Un ETF avec sous jacent ethereum demande son enregistrement à la SEC

etherindex ETF prospectus

EtherIndex LLC a déposé les documents auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) pour demander l’enregistrement  pour un fonds négocié en bourse (ETF) basé sur Ether, la crypto-monnaie utilisée dans le réseau Ethereum. Ce dépôt est un signe de la confiance croissante et un soutien pour Ether et le réseau Ethereum. Cet ETF élargira l’exposition d’Ethereum aux investisseurs à l’échelle mondiale et pourrait légitimer la crypto-monnaie comme une classe d’actifs digne qui permet une diversification de portefeuille supplémentaire. Ce dépôt d’ETF est le troisième pour une crypto-monnaie aupres de la SEC. Gemini et SolidX ont tous deux déposé un ETF bitcoin plus tôt cette année.




			

DASH, deux en un ?

 

Le DASH, initialement Darkcoin, créé par Evan Duffield 2012, est la contraction des mots  « Digital » et « Cash ».

Contrairement au Bitcoin, DASH permet d’anonymiser les transactions réalisées (Private sends). L’objectif de DASH est d’offrir les mêmes qualités que l’argent liquide, à savoir anonyme, fongible et circulant rapidement mais sur un réseau informatique décentralisé. La rapidité des transaction est  garantie par l’utilisation de la technologie Instant Send, qui permet l’envoie quasiment en temps réels de capitaux.

Enfin, la communauté maîtrise les grandes orientations et développement du projet DASH. En effet, la gouvernance ainsi que le budget mensuel sont votés et inscrite sur la Blockchain par les Mastermodes et ce, de manière totalement décentralisée.

DASH capitalise en mars 2017 plus de 300 millions de dollars.

Factom, rendre le monde plus honnête

 

Factom est une plateforme décentralisée, open source, permettant la création d’application sur la Blockchain. La particularité de ce projet est sa capacité à inscrire dans la Blockchain des contrats ou applications. Toutes les données inscrites dans la Blockchain sont infalsifiables, vérifiables et peuvent être auditées de manière indépendante.  La monnaie qui rémunère les partenaires de Factom est la Factoid.

Ethereum classic, pourquoi combien de temps ?

 

A l’origine, Ethereum et Ethereum classic n’était qu’une seule une même  blockhain. Puis vint l’attaque du DAO faisant perdre des millions d’Ethers à ses souscripteurs et in fine la décision du hard fork. La communauté s’est alors entre-déchirée entre les partisans du reboot avant l’attaque et les défenseurs du saint code. Un embranchement s’est alors créé dans la blockchain originale donnant naissance à l’Ethereum Classic. Les motivations profondes des fondateurs d’Ethereum classic sont les suivantes : « Ethereum est l’ordinateur du monde et personne ne doit pouvoir l’arrêter, le contrôler ou le censurer. Les smart contracts doivent être irréversibles. Un “hard fork” n’est envisageable que pour corriger des bugs réels de la plateforme. » (ethereumclassic.github.io).

Ethereum classic est désormais valorisée 110 M USD, loin derrière Ethereum (valorisée plus d’ 1 Md USD)

Bitcoin, la référence des cryptomonnaies

Le Bitcoin, inventé par M.  Satoshi Nakamoto (personne ne sait si il existe ou non …) est la référence des cryptomonnaies. Fort d’une capitalisation de 14 milliards d’euros fin 2016, le Bitcoin est basé sur une technologie peer to peer avec validation par consensus, le tout est inscrit sur la blokchain après vérification des nœuds. Aujourd’hui, le Bitcoin est accepté par un nombre croissant de commerçants et de site internet (WordPress, Baidu, etc.). La quantité de Bitcoin est limitée à 21 millions d’unités, cette quantité devrait être atteinte en 2140. Dans les faits, le rythme de leur création est une fonction du nombre de mineurs et de l’évolution de la capacité de calcul des ordinateurs connectées. Il est passé à 25 bitcoins toutes les dix minutes depuis janvier 2013, soit deux fois moins qu’à sa création. Totalement indépendant des banques centrales, le cours est en contrepartie volatile (entre 1 et 1100 USD puis retour à 187 USD pour retour à 1000 USD …)

 

Litecoin, vraiment trop léger ?

 

Le litecoin (LTC) est dérivé du Bitecoin créé par Charles Lee, un ancien employé de Google, en octobre 2011.

Developpé  à partir client open source sur GitHub, le litecoin présente quelques différences (allègements) par rapport à la devise originale :

  • Le réseau de Litecoin a pour but de créer un bloc toutes les deux minutes trente, plutôt que toutes les dix minutes pour Bitcoin.
  • Une confirmation plus rapide des transactions,
  • L’interface est modifiée permettant le minage des pièces depuis n’importe quel ordinateur : le minage est possible avec du matériel informatique standard et non spécialisé,
  • L’algorithme de minage peut s’exécuter en même temps et sur les mêmes machines utilisées pour miner des bitcoins.

Avec 190 M$ de capitalisation fin 2016, le LTC est la 5e cryptomonnaie en circulation, loin derrière les 18 Mds USD du Bitcoin.

https://litecoin.org/fr/

NEM, avec ou sans salade ?

 

NEM, cryptomonnaie basée sur un code source original. Une des particularité du projet réside dans son algorithme de consensus. En effet,  le modèle est basé sur la preuve d’importance (Proof-of-Importance), premier algorithme Blockchain qui s’appuie sur la réputation de chaque compte. Cet algorithme se base sur le fait que les comptes avec plus de réputation (importance) sont plus susceptibles de  «récolter» (« harvesting », équivalent au minage ) chacun des blocs de la Blockchain de NEM. Par ailleurs, l’algorithme garantit une répartition équitable des chances sur le calcul de bloc car il prend en considération non seulement la quantité de pièces stockées dans le portefeuille de l’utilisateur, mais aussi toutes les transactions entrantes et sortantes. Cela permet de récompenser les utilisateurs qui apportent la plus grande contribution au développement et à la distribution des devises. Grâce à cette nouvelle façon d’obtenir un consensus, avec la PoI les nœuds n’ont pas besoin d’être des machines coûteuses qui consomment de grandes quantités d’énergie, d’autant plus qu’une partie peut fonctionner indépendamment du portefeuille, parce qu’en utilisant des API précédemment commentées, toute application peut Blockchain NEM en toute sécurité sans avoir à télécharger la chaîne de blocs d’accès.

Un des point fort de NEM est sa rapidité  à générer les blocs, environ 1 minute contre une dizaine pour le Bitcoin. Cela permet un gain de temps, d’énergie et réduit donc le coût global de production.

Enfin, NEM permet la création de nouveaux actifs virtuels, les « Mosaîques ». Ces actifs (qui peuvent être liés à des valeurs réelles) peuvent être créés avec des produits fixes ou variables, des descriptions, des taux et des droits de transfert.

https://www.nem.io/

Commentaire de gestion 31/01/2017

Nous reconduisons l’allocation initiale de notre portefeuille. Ethereum est comme nous l’espérions la meilleur performance du mois.