Crypto-monnaies

 la référence

Le Bitcoin, inventé par M.  Satoshi Nakamoto (personne ne sait si il existe ou non …) est la référence des cryptomonnaies. Fort d’une capitalisation de 14 milliards d’euros fin 2016, le Bitcoin est basé sur une technologie peer to peer avec validation par consensus, le tout est inscrit sur la blokchain après vérification des nœuds. Aujourd’hui, le Bitcoin est accepté par un nombre croissant de commerçants et de site internet (WordPress, Baidu, etc.). La quantité de Bitcoin est limitée à 21 millions d’unités, cette quantité devrait être atteinte en 2140. Dans les faits, le rythme de leur création est une fonction du nombre de mineurs et de l’évolution de la capacité de calcul des ordinateurs connectées. Il est passé à 25 bitcoins toutes les dix minutes depuis janvier 2013, soit deux fois moins qu’à sa création. Totalement indépendant des banques centrales, le cours est en contrepartie volatile (entre 1 et 1100 USD puis retour à 187 USD pour retour à 1000 USD …)

le code était la loi

L’Ethereum est un protocole décentralisé dont la particularité est la création, l’échange, la mise en place de « smart contract ». Ces contrats s’implémentent sur la blockchain. La monnaie sous-jacente de cette technologie est l’Ether (ETH), deuxième capitalisation du monde des crypto-monnaies derrière le Bitcoin avec plus d’1 milliard de dollar en valeur. En mai 2016, le Decentralized Autonomous Organization (DAO), fonds d’investissement géré par la communauté, collectait plus de 120 millions d’USD pour investir dans des projets basés sur l’Ethereum. Durant l’été 2016, des pirates ont dérobé plus de 3 millions d’Ethers au DAO à travers une faille du code. Jusqu’à à cet événement le code était la loi et l’intervention humaine proscrite. Toutefois, la communauté, bien que partagée, a voté en faveur d’un « hard fork » afin de réinitialiser la blockchain avant le vol. Un schisme est alors apparu entre les puristes et les pragmatiques. L’Ethereum Classi (ETC) a ainsi vu le jour, poursuivant la blockchain initiale et n’acceptant pas le reboot avant le vote du hard fork.
 

l’onde se propage.

Ripple (XRP), troisième crypto-monnaie par la capitalisation en 2017, est la monnaie native du protocole Ripple. L’objectif de ce projet est de permettre le transfert direct, instantané, avec des frais réduits de capitaux entre deux parties en contournant le système bancaire jugé trop lent et trop coûteux. Sa technologie, basée sur la validation par consensus, intéresse aujourd’hui des banques comme Ubs, Unicredit ou Santander. 15 des 50 banques majeures au niveau mondiale utilisent désormais.  Par ailleurs, Ripple Inc. a conservé les deux tiers des Ripples en circulation. Cela limite notamment la volatilité de la devise et permet accessoirement aux fondateurs d’espérer réaliser de belles plus-values dans le futur. L’entreprise a déjà levé plus de 93 millions d’USD (cette fois ci-, il ne s’agit pas de cypto-monnaie) depuis sa création en 2012. Pour aller plus loin : http://ripple.com

vraiment trop léger !

Le litecoin (LTC) est dérivé du Bitecoin créé par Charles Lee, un ancien employé de Google, en octobre 2011. Développé  à partir client open source sur GitHub, le litecoin présente quelques différences (allègements) par rapport à la devise originale :

  • Le réseau de Litecoin a pour but de créer un bloc toutes les deux minutes trente, plutôt que toutes les dix minutes pour Bitcoin.
  • Une confirmation plus rapide des transactions,
  • L’interface est modifiée permettant le minage des pièces depuis n’importe quel ordinateur : le minage est possible avec du matériel informatique standard et non spécialisé,
  • L’algorithme de minage peut s’exécuter en même temps et sur les mêmes machines utilisées pour miner des bitcoins.

Avec 190 M$ de capitalisation fin 2016, le LTC est la 5e cryptomonnaie en circulation, loin derrière les 18 Mds USD du Bitcoin. https://litecoin.org/fr/

le complément anonyme du Bitcoin ? Basé sur un procédé de cryptage différent du Bitcoin et de ses dérivés (Cryptonote), le monero a pour ambition d’être indétectable, intraçable et anonyme.Ses deux caractéristiques principales sont de fonctionner intégralement en peer to peer (décentralisation) et d’obscucir la blockchain par un système de « signatures en cercle ».Chaque transaction est ainsi segmentée en paquet sur la blockchain. Par exemple : pour 100 moneros transférés,  le système va réaliser quatre envois de 60, 20, 10 et 10 moneros. Les différents « paquets » transmis séparément transitent par les comptes d’autres utilisateurs de manière transparente. Monero a été créée en 2014 par la communauté. En 2016, la valeur des échanges a été multipliée par 40 pour atteindre 187 millions  de $. Sa notoriété soudaine est due à son acception par AlphaBay, un grand site de vente de drogue, d’armes et de fausses cartes de crédit sur le Darknet, qui a permis de réaliser des paiements sur sa plateforme en Monero alors qu’il n’acceptait auparavant que le Bitcoin.

 pourquoi, pour combien de temps ?

 

A l’origine, Ethereum et Ethereum classic n’était qu’une seule une même blockhain. Puis vint l’attaque du DAO faisant perdre des millions d’Ethers à ses souscripteurs et in fine la décision du hard fork. La communauté s’est alors entre-déchirée entre les partisans du reboot avant l’attaque et les défenseurs du saint code. Un embranchement s’est alors créé dans la blockchain originale donnant naissance à l’Ethereum Classic. Les motivations profondes des fondateurs d’Ethereum classic sont les suivantes : « Ethereum est l’ordinateur du monde et personne ne doit pouvoir l’arrêter, le contrôler ou le censurer. Les smart contracts doivent être irréversibles. Un “hard fork” n’est envisageable que pour corriger des bugs réels de la plateforme. » (ethereumclassic.github.io).

Ethereum classic est désormais valorisée 110 M USD, loin derrière Ethereum (valorisée plus d’ 1 Md USD)

 

deux en un ?

Le DASH, initialement Darkcoin, créé par Evan Duffield 2012, est la contraction des mots  « Digital » et « Cash ». Contrairement au Bitcoin, DASH permet d’anonymiser les transactions réalisées (Private sends). L’objectif de DASH est d’offrir les mêmes qualités que l’argent liquide, à savoir anonyme, fongible et circulant rapidement mais sur un réseau informatique décentralisé. La rapidité des transaction est  garantie par l’utilisation de la technologie Instant Send, qui permet l’envoie quasiment en temps réels de capitaux. Enfin, la communauté maîtrise les grandes orientations et développement du projet DASH. En effet, la gouvernance ainsi que le budget mensuel sont votés et inscrite sur la Blockchain par les Mastermodes et ce, de manière totalement décentralisée.

DASH capitalise en mars 2017 plus de 300 millions de dollars.

 

NEM : avec ou sans salade?

NEM, cryptomonnaie basée sur un code source original. Une des particularité du projet réside dans son algorithme de consensus. En effet, le modèle est basé sur la preuve d’importance (Proof-of-Importance), premier algorithme Blockchain qui s’appuie sur la réputation de chaque compte. Cet algorithme se base sur le fait que les comptes avec plus de réputation (importance) sont plus susceptibles de «récolter» (« harvesting », équivalent au minage ) chacun des blocs de la Blockchain de NEM. Par ailleurs, l’algorithme garantit une répartition équitable des chances sur le calcul de bloc car il prend en considération non seulement la quantité de pièces stockées dans le portefeuille de l’utilisateur, mais aussi toutes les transactions entrantes et sortantes. Cela permet de récompenser les utilisateurs qui apportent la plus grande contribution au développement et à la distribution des devises. Grâce à cette nouvelle façon d’obtenir un consensus, avec la PoI les nœuds n’ont pas besoin d’être des machines coûteuses qui consomment de grandes quantités d’énergie, d’autant plus qu’une partie peut fonctionner indépendamment du portefeuille, parce qu’en utilisant des API précédemment commentées, toute application peut consulter Blockchain NEM en toute sécurité sans avoir à télécharger la chaîne de blocs d’accès. Un des point fort de NEM est sa rapidité à générer les blocs, environ 1 minute contre une dizaine pour le Bitcoin. Cela permet un gain de temps, d’énergie et réduit donc le coût global de production. Enfin, NEM permet la création de nouveaux actifs virtuels, les « Mosaîques ». Ces actifs (qui peuvent être liés à des valeurs réelles) peuvent être créés avec des produits fixes ou variables, des descriptions, des taux et des droits de transfert.  https://www.nem.io/

le réseau social

 

Steem est la monnaie virtuelle du réseau Steemit. Basée sur un technologie P2P, cette Blockchain a pour domaines d’intervention les médias sociaux et les applications sociales-financières. La nouveauté est que les contributeurs au réseau (developpeurs, lecteurs assidus, commentateurs) sont rémunérés par de Steem(s) pour 50% et par des dollars US sonnants et trébuchants. Ainsi, Steem est devenu la première cryptomonnaie à remunérer ses partenaires par des « Smart contacts ».  la proof-of-work est utilisé comme mécanisme de consenus et d’émission.

https://steem.io/

Lisk Lisk est une plate-forme de nouvelle génération qui permet le développement et la distribution d’applications décentralisées écrites en Javascript. Avec Lisk, les développeurs peuvent construire, publier, distribuer et monétiser leurs applications avec une cryptomonnaie interne. L’utilisation de langages standards et connus fait que l’écosystème Lisk est disponible en l’état à milliers de développeurs sans compétences supplémentaires.