Archives de catégorie : ICO

Les ICO rattrapées par la réglementation de la SEC

En quelques mois, les « Initial Coin Offerings » (ICO) sont devenues la nouvelle coqueluche des amateurs de la blockchain. Le montant levé cette année dans le cadre des « ICO », a dépassé la barre du milliard de dollars à près de 1,3 milliard , avec des levées de capitaux toujours plus grandes : Tezos (230 millions), Status (107), TenX (83) Bancor (153 millions).
Comme il fallait s’y attendre, les dizaines de millions de dollars investis dans certaines de ces opérations attirent l’attention des régulateurs. La SEC américaine est la première à vouloir mettre de l’ordre dans cette jungle.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, rappelons brièvement le principe de l’ICO, qui offre un système de financement efficace et original aux startups dont le modèle repose sur une application de la blockchain. Concrètement, les fondateurs émettent des « jetons » sur un marché ouvert où ils se négocient généralement contre des crypto-devises (notamment l’Ether). Ces « jetons » représentent parfois un équivalent de parts de l’entreprise (voire de ses bénéfices futurs) ou, plus fréquemment, la monnaie virtuelle avec laquelle sera payée l’utilisation de la solution qu’elle développera.

Alors que les innovations qui entourent les écosystèmes Bitcoin, Ethereum et autres, bénéficient pour le moment d’un flou et d’aucune réglementation claire de la part des autorités dans la plupart des régions du monde, la « Securities and Exchange Commission » (SEC) s’est inquiétée de l’affaire de « The DAO », survenue en juin 2016. Après étude attentive de ce cas très médiatisé – dont l’objet, sans être exactement une ICO, était une sorte de fonds de capital risque décentralisé –, elle vient donc de livrer ses conclusions.

En synthèse, le gendarme de la bourse considère que la mise sur le marché et l’échange organisé d’actifs numériques (les « jetons ») par des structures virtuelles tombent sous le coup des lois existantes relatives aux titres et actions. Cette décision ne peut constituer une réelle surprise quand une bonne partie des défenseurs du concept d’ICO le présentent comme un moyen non réglementé de lever des fonds publics. Au vu des montants en jeu, la SEC rappelle simplement son rôle de protection des investisseurs.

La principale conséquence de cette prise de position est d’imposer aux émetteurs – que le régulateur invite à se rapprocher d’elle – de se conformer aux exigences légales d’information claire et transparente des acquéreurs potentiels. Or il est indéniable qu’il s’agit effectivement de la carence la plus critique et la plus dangereuse des ICO actuelles. Même en laissant de côté les (nombreuses) escroqueries pures et simples, la présentation des projets est rarement suffisante pour procurer aux investisseurs tous les éléments indispensables à une prise de décision objective et éclairée.

La SEC n’a pas encore intenté une action en justice contre ces nouveaux émetteurs numériques. Elle souhaite que le marché fasse d’abord de lui-même le ménage et que les souscripteurs soient bien conscients des risques de tels investissements. Les bourses qui cotent ces nouvelles devises vont devoir s’enregistrer auprès de la SEC. Cette intrusion du gendarme des marchés sur le secteur des devises cryptographiques a suscité une correction généralisée des cours, dans un secteur allergique à toute intervention extérieure qu’elle soit des Etats ou des régulateurs : bitcoin et Ethereum perdait autour de 7% mercredi, alors que les nouvelles monnaies (Golem, Status, Bancor enregistraient des contre-performances à deux chiffres de 15% à 20%

Quelques plates-formes d’émission ou d’échange de « jetons » ont réagi en interdisant leur accès aux citoyens des États-Unis. Ce ne peut être qu’une solution de court terme, car il est vraisemblable que les autres régulateurs nationaux tendront à appliquer le même raisonnement. Peut-être certains prendront-ils l'(heureuse) initiative d’adapter leur approche existante aux spécificités des ICO. En attendant, l’incertitude va régner sur les opérations et la prudence doit rester de mise pour les investisseurs.

Le boxeur Floyd Mayweather fait la promotion de l’ICO de Stox.com

Les ICO (Initial Coin Offerings) ont le vent en poupe et le champion de boxe Floyd Mayweather devrait se lancer dans l’aventure. Avant que la SEC, le gendarme de la bourse américaine, ne s’en mêle.

C’est une promotion inespérée, ou mise en scène ? Stox.com, s’apprête à lancer son ICO le 2 août prochain. Et le boxeur Floyd Mayweather, qui fait régulièrement les gros titres , a indiqué qu’il allait investir, et visiblement massivement à en juger par les liasses de billets éparpillées devant lui. « Je vais me faire plein d’argent le 26 août [jour de son combat contre McGregor, NDLR]. Je vais me faire plein d’argent le 2 août lors de l’ICO de Stox.com », écrit-il dans un post sur Instagram.Stox.com indique qu’il souhaite lever 30 millions de dollars avec cette ICO. Elle est spécialisée dans un outil de prédiction de marché basé sur la blockchain d’Ethereum. Pour la génération des tokens (STX), elle utilise le protocole Bancor, dont la fondation Bprotocol Foundationa a réussi à lever plus de 153 millions de dollars grâce à une ICO également et en trois heures seulement mi-juin dernier.

Attention Eros, l’ICO déjà douteuse du «Uber de la prostitution», est probablement une escroquerie

La plus vieille profession du monde réinventée.  C’est le sulfureux pitch d’Eros, une start-up californienne ambitionnant de devenir « le premier marché décentralisé du sexe ». En exploitant la puissance de la blockchain, Eros veut proposer un service de prostitution en ligne anonyme et sécurisé, comme OpenBazaar les biens communs. Problème : sans même parler du débat moral et légal, de nombreux éléments suggèrent que l’opération de financement participatif, qui atteindrait déjà 18 millions de dollars, n’est qu’une simple arnaque.
En effet les documents techniques semblent plagiés et les CV sont faux.
Dans un billet d’analyse publié le 13 juillet, le blog CryptoInsider résume bien la situation : « Deux personnes avec une simple vision, sans aucun code, aucune réputation ni crédibilité, demandent des millions de dollars. Premier point suspect : les deux fondateurs, qui se présentent comme Michael O’Brien et Kevin Yang, ont quasi-intégralement plagié un document technique de 15 pages du MIT, remplaçant partout « Beaver » par « Eros ». Et côté programmation, il n’y a presque aucune activité sur leur page GitHub, alors qu’ils promettent le lancement d’une version bêta pour le 30 août.
Ce n’est pas tout. Sur son CV LinkedIn, Michael Carter O’Brien affirme être passé par l’université de Californie de Los Angeles entre 2007 et 2011, où il aurait obtenu une licence en Economie. Sauf que UCLA n’a aucune trace de son passage. « Nous avons vérifié dans nos archives et n’avons trouvé aucun  »Michael Carter O’Brien ». Toutes les personnes ont listé leur deuxième prénom et il n’y a aucun  »Carter » », précise l’université. A-t-il occupé un poste de directeur marketing chez Cisco entre 2015 et 2017, comme il l’affirme ? Réponse de l’entreprise : « Cisco ne partage pas ce genre d’information. » Le reste de sa page LinkedIn éveille également les soupçons : tous ses talents ont été approuvés par les mêmes 12 personnes au cours des six derniers mois.

Eros s’était fixé un premier objectif de cinq millions de dollars lors de l’ICO. Il aurait été atteint en dix jours – il n’y a aucune preuve hormis un simple compteur – et la start-up l’a relevé à 10 puis 20 millions d’ici la fin juillet. Sur cette somme, « 500.000 jetons (d’un dollar) iront à l’équipe d’Eros pour les encourager à travailler aussi dur que possible », jure la jeune pousse.

Ne dites plus «IPO», mais «ICO» : la Ruée vers l’or numérique

Notre aticle du 20 avril dernier  vous présentait déjà ce mode de Financement : les ICO. Les «initial coin offerings» qui permettent à des start-up de lever des fonds rapidement grâce à des monnaies virtuelles ou digital asset. Elles sont à mi-chemin entre l’entrée en bourse et le crowdfunding. Toujours plus populaires, elles sont néanmoins risquées C’est la tendance branchée du moment pour financer un projet. Celle qui fait du crowdfunding (financement participatif) un outil déjà dépassé, sans parler des entrées en bourse (IPO), qui apparaissent ringardes. Les ICO (pour initial coin offerings, qu’on peut traduire par «levées de fonds en cryptomonnaie») font des miracles pour la levée de fonds les start-up qui s’y sont essayées et dans un temps record.

Dernièrement les projets et les montants levées s’accélèrent nous avons eu :

  • Cosmos, une start-up spécialisée dans la blockchain, a levé l’équivalent de 15 millions de francs suise en trente minutes
  • Gnosis, qui fait des prévisions de marché depuis Gibraltar, a obtenu plus de 12 millions de dollars en douze minutes.
  • Brave  projet américain, lancé par le cofondateur de Mozilla. En trente secondes, le 1er juin, la start-up a récolté 35 millions de dollars en cryptomonnaie pour développer un nouveau navigateur, vendu comme étant plus rapide, permettant des transactions en monnaie virtuelle et offrant des fonctions de publicité dans le navigateur.
  • Polybius Une «crypto-banque», une initiative suisso-estonienne, a récolté 31,6 millions de dollars en bitcoins pour financer son projet de crypto-banque. Le site était très explicite sur les étapes qui pourront être franchies en fonction des montants levés et prévoyait de commencer ses activités vers la fin de cette année.
  • Bancor a récolté 153 millions de dollars pour développer une plateforme d’échange et promotion des tokens
  •  EOS  a levé 175 millions d’euros pour nouvelle crypto-monnaie avec une architecture de blockchain destinée au développement d’applications décentralisées. Elle est basée sur la DPoS (preuve d’enjeu déléguée) pour améliorer les problèmes Ethreum.
  • Tezos dernier record en date a levé 232 milions de dollards pour une nouvelle crypto-monnaie qui elle aussi permet de résoudre les problèmes de gouvernance qu’Ethereum peut avoir.

Ces deux dernières ICO peuvent expliquer en partie le sale off sur Ethereum. L’écosystème Ethereum pouvant être concurrencé par d’autres crypto-monnaies.

Concrètement, une start-up dévoile un projet, évalue son besoin de fonds et lance son offre. Les investisseurs participent en payant en cryptomonnaie (le plus souvent des bitcoins ou des ethers) en échange de «jetons» (tokens), qui serviront à acquérir des produits ou services ou une part des bénéfice lorsque la production aura commencé. La plus part du temps ces tokens sont rapidement ouverte au trade sur les pricipales plateformes d’échanges

Ce mode de financement est intéressant. Une ICO est l’équivalent d’une IPO, mais sur la blockchain et non à la bourse. De plus en plus de start-up y font appel. Ce mode de financement vient supplanter, les venture capitalists, ces investisseurs qui soutiennent les start-up au cours des douze derniers mois, les start-up de l’écosystème blockchain ont levé 2,4 fois plus d’argent grâce aux ICO que via les fonds de capital-risque classiques (330 millions contre 140 millions).

Les ICO sont un mélange de crowdfunding et d’IPO. A quelques différences près, et pas forcément des plus avantageuses, les jetons ne sont pas régulés, audités, ni même parfois émis par des personnes identifiées. Et la technique diffère des IPO dans le sens où ces dernières permettent de recevoir des parts d’une entreprise opérationnelle, tandis que les ICO servent à financer des projets qui doivent être développés.» De fait, on ne sait pas très bien si les ICO sont légales. Elles ne sont en tout cas pas régulées et le risque de fraude et d’escroquerie est réel. La plupart des projets sont encore de simples idées pour lesquelles aucun prototype n’a été construit et les valorisations deviennent gigantesques.

Si il y a «un effet de hype» qui dope ces projets, la tendance ne va selon nous pas s’arrêter: «Il est en effet beaucoup plus facile de mettre de l’argent dans le monde crypto que d’en sortir, et il y a donc d’énormes masses d’argent à disposition qui attendent d’être placées.»

C’est le printemps les ICO fleurissent – attention l’hiver pourrait être rude

Ces dernières semaines les ICO (initial coin offer), qui sont un nouveau mode de financement utilisé dans les projets blockchain fleurissent.

Parmi les derniers projets  on retrouve :

  • Qtum https://qtum.org qui a levé plus de 15 Millions€ pour mettre en place un écosystème d’applications décentralisées sur l’ensemble des cryptomonnaies.
  • Melon https://melonport.com/ a levé près de 6 Millions€ pour créer une plateforme « d’asset management » pour les digital asset
  • Chrono Bank https://chronobank.io qui a levé plus de 5 Millions€ sur un projet de plateforme RH via la blockchain cf notre news
  • Humaniq https://humaniq.co qui a déjà levé plus de 3,5 Millions€ en quelques jours  (L’ICO est toujours ouverte). Un projet très ambitieux de banque disruptive basé sur la blockchain et la biométrie (reconnaissance faciale et vocale)
  • Wetrust https://www.wetrust.io/ pres de 5 Millions sur un projet  de prêt et assurance en peer to peer via la blockchain
  • Exscudo https://exscudo.com qui lance une plate-forme qui souhaite réunir le monde de la finance traditionnelle et le marché des cryptomonnaies
  • Gnosis https://gnosis.pm/ comme pour Augur, Gnosis est une plateforme de pari/ prédiction
  • Zrcoin https://zrcoin.io/ un projet surprenant d’investissement dans le Zirconium ou les fonds levés seront utilisés dans l’exploitation en Russie du Zirconium   1 token = 1kg Synth ZrO2 rachté entre 12 et 18 mois (un taux de rendement prévisionnel de 100%  en 18 mois la marié semble belle, peut être trop belle!)
  • MobileGO https://mobilego.io/ Une plateforme d’application mobile (attention les jetons ne donnent que très peu d’avantage financier)
  • Ethbits https://ico.ethbits.com/ Une plateforme d’achat et de trading des cryptomonnaies intéressant 40% des profits sont alloués aux token  (1% pour 1000 ETH).
  • taas.fund  https://taas.fund/ un nouveau fonds d’investissement DAO  4 Millions déjà levé ICO toujours ouvert

Et ce n’est que les principaux projets.

En 2016 les ICO représentaient 236 M$ vs 496 pour le venture capital cette tendance semble s’inverser sur 2017 devant les avantages et le succès qu’offrent le financement par ICO. Mais les investisseurs pourraient être déçus.

Devant la profusion de projets un seul conseil soyez très attentif si la plus part semblent séduisants,certains ne passeront probablement pas l’hivers et d’autres pourraient vite se transformer. De plus faites bien attention  les token offerts lors des ICO donnent la plus part du temps beaucoup moins de droits et d’avantages qu’une action ou un part du capital. 

L’ICO du moment : Exscudo

L’objectif Exscudo est de créer une plate-forme qui réunit le monde de la finance traditionnelle et le marché des cryptomonnaies. Le projet est de créer une plateforme facile à utiliser, rapide, juridiquement fiable et sécurisée  pour toute personne ayant accès à Internet et à une carte de crédit.               La plateforme regroupera les fonctionnalités suivantes :

  • Des graphiques et des cours en temps réel
  • Un porte-monnaie regroupant plusieurs crypto-monnaies
  • Une Plate-forme de trading pour le marché de la finance numérique (digital asset) pour les débutants et professionnels.
  • Une carte de crédit basée sur les crypto-monnaies
  • Une messagerie protégée permettant le transfert de crypto-monnaies
  • L’ouverture de terminaux de paiement

Les préventes du token EON (le carburant de la plate-forme qui fourniront l’infrastructure pour les services Exscudo) sont diponibles : https://exscudo.com/ico . Les token seront émis sur le marché avec le début de l’ICO le 25 avril. Le montant global d’EON est limité à 240 millions de token, 150.720.000 seront disponibles à la vente. Tout le monde peut réserver token. En outre, Exscudo fournit des bonus substantiels pour ceux qui réservent les EON et les échangent juste avec le début de l’ICO.

Ceux qui réservent ou  les achètent dans les premières 48 heures  recevront un bonus de 10% sous la forme d’EON supplémentaires.  Les 10 jours suivant l’ICO  le bonus sera de 5%. Puis les 10 jours suivants de 2,5%.

En outre, tous ceux qui participent à l’ICO recevront un bonus pour leur compte personnel en bourse. Tous ceux qui participent à l’ICO obtiendront une commission zéro pour toutes les opérations sur l’échange Exscudo pour un volume d’échange quotidien égal au montant investi. Ce privilège à vie est affecté au compte d’un investisseur.

 

Melon, le hedge fund digital

Melon est une entreprise dont le projet est basé sur le protocole open source Melon. Basée sur la plateforme Ethereum, Melon est une Blockchain ayant pour but la gestion d’actifs digitaux de manière décentralisée. Melon permet de :

1 – Définir les paramètres de la structure du portefeuille via des smart contracts

2- Construire un track record visible et auditable avec des frais réduits

3 – Investir sur le portefeuille des autres participants et laisser les participants investir dans le votre.

Melon est encore au stade de projet et la version finale devrait voir le jour d’ici deux ans. La société a émit 499.400 tokens lors de son ICO avec pour objectif d’émettre un maximum de 1.25 millions de tokens d’ici la version finale.

Le cours du token vaut actuellement 37 USD pour un capitalisation de 22 millions d’USD.

https://melonport.com/