Archives de catégorie : ICO

Une nouvelle ICO howeycoins … Quand la SEC (le régulateur américain) vous scam

Une nouvelle ICO vient de voir le jour sur la page https://www.howeycoins.com derrière ce site bien construit une nouvelle ICO pour un token voyage … C’est malheureusement encore une fois un scam (Terme fréquemment utilisé chez les anglophones qui signifie ‘Arnaque’). Mais là où cela devient intéressant c’est que ce scam a été mis en place par la SEC (le régulateur américain). L’idée est de démontrer qu’il est facile de se faire arnaquer par de fausses ICO (certains experts estiment que 10% des ICO sont frauduleuses). La dernière étape de souscription vous redirige sur le site de la SEC avec de nombreuses mises en garde sur les ICO. Via sa page https://www.sec.gov/ICO la sec montre aussi que les ICO ne sont plus un tabou et qu’elle souhaite éduquer les investisseurs et les protéger en régulant au mieux ce nouveau mode de financement une vrai avancée.

Une très bonne idée qui pourrait être reprise en France par l’AMF pour mettre en garde et éduquer les investisseurs français.

Les normes ERC-20 et ERC-223 les standards des token Ethereum devraient faire sa prospérité

Tokens ERC-20 blockchain Etheruem

Lancée en 2014 par  Vitalik Buterin Ethereum a été imaginée pour permettre à chaque développeur de concevoir des smart contracts et de les déployer sur sa blockchain. Un « smart contract » peut être présenté comme des fonctions « ligne de code » inscrites dans la blockchain et qui pourront s’exécuter suivant certains paramètres. Ces contrats “auto-exécutants” vont pouvoir être utilisés dans de nombreux secteurs économiques. Les développeurs vont pouvoir élaborer des applications décentralisées (dApps) à partir de ces smart contracts. Et pour fonctionner, ces applications vont s’appuyer la plupart du temps sur des tokens. Un token est en quelque sorte un jeton vendu (ou offert) par les créateurs d’une dApps et qui permettra aux utilisateurs d’accéder et faire fonctionner son application.

Pour faciliter la création de ces tokens, les développeurs d’Ethereum ont décidé, dans la foulée, de mettre en place une norme spécifique : ERC-20. L’ERC-20 pour “Ethereum Request for Comments 20” est une norme à laquelle les tokens Ethereum peut se soumettre. Elle permet de définir la manière dont vont se comporter de nouveaux tokens au sein de l’écosystème Ethereum. La norme ERC-20 est liée à six fonctions qui sont reconnues par les autres smart contracts déployés sur la blockchain Ethereum. Celles-ci comprennent, par exemple, la manière dont va être transférée un token, ou encore la façon dont le réseau va pouvoir accéder aux informations relatives à ce token (son symbole, son nom, l’offre en circulation,…). Elle va également permettre de définir un standard qui offrira la possibilité à d’autres smart contracts de communiquer facilement avec elle. Le recours à ces tokens procure de nombreux avantages : plus d’uniformité, moins de risque, moins de complexité dans les échanges notamment. Alors que les développeurs devaient auparavant réinventer la roue en implémentant leurs propres versions de certaines fonctions basiques, ils peuvent désormais s’appuyer sur une norme claire et simple à utiliser.

Les tokens ERC-20, deviennent ainsi des actifs financiers qui s’échangent sur les marchés. C’est ce format facilement échangeable notamment grâce à Ether delta plateforme d’échange de token Ethereum qui a permis à ses startups la possibilité de lever des fonds en proposant ces tokens au travers d’ICOs. Il faut préciser que la plupart de ces tokens ne représentent pas une part de ces sociétés, mais des “utility tokens” qui pourront être utilisé pour le fonctionnement du nouveau service qu’elles s’apprêtent à proposer. ERC-20 semble avoir créé un cercle vertueux : cette norme donne confiance aux investisseurs, qui savent qu’ils pourront facilement échanger leurs tokens. Ceci les amène à participer à d’autres ICOs, ce qui encourage les développeurs à lancer de nouveaux projets (même si seule une poignée de ceux-ci sont vraiment intéressants). Ce standard permet au réseau d’accueillir de nombreuses technologies innovantes, qui valorisent la blockchain Ethereum.

Les tokens ERC-20 peuvent être transférés d’un portefeuille Ethereum à un autre. L’ensemble des tokens ERC-20 sont ainsi échangés sur le réseau Ethereum, et une seule et unique adresse Ethereum va pouvoir stocker différents tokens. La monnaie Ethereum permet donc de fluidifier ces échanges entre token, le rôle premier d’une monnaie. Et la communauté Ethereum travail sur un nouveau standard. Le standard ERC-223 qui cherche à résoudre notamment le problème du “tokenFallback”, en implémentant une fonction qui permettra d’éviter que le contrat ne conserve les tokens qui auraient été envoyés vers celui-ci de manière accidentelle.

Il est possible de trouver sur le site officiel d’Ethereum un tutoriel permettant de comprendre comment créer son propre token ERC-20.

Alerte deux nouvelles ICO frauduleuses : REcoin et DRC

La Securities and Exchange Commission (SEC) a réussi à déjouer les plans d’un certain Maksim Zaslavskiy, qui projetait de frauder les investisseurs, par l’intermédiaire de deux ICO : REcoin et DRC world. Ces ICO se révèlent être un stratagème qui cache au mieux une pyramide de Ponzi.

Selon le communiqué de presse de la SEC (disponible ici),  les deux ICO frauduleuses étaient destinées à financer les projets REcoin et DRC world– pour Diamond Reserve Club. REcoin était présenté comme « la toute première cryptomonnaie adossée à l’immobilier ». DRC était censé investir dans les diamants. Pour convaincre les investisseurs, les porteurs de projets insistaient sur les « rendements appréciables », même si derrière les projets il n’y avait que du vide. En plus de mentir sur les gains potentiels que les investisseurs pouvaient réaliser dans les deux ICO, les auteurs affichaient avoir une « équipe d’avocats, de professionnels, de courtiers et de comptables », dont la plupart devaient jouer un rôle déterminant dans l’avenir de tous les investissements. Bien évidemment, il n’y en avait pas. Ils ont également falsifié les montants d’argent recueilli pour rendre les projets plus crédibles. Ils prétendaient avoir récolté entre 2 et 4 millions de dollars. En réalité, ils n’avaient perçu « que » 300 000 $, une somme déjà importante pour des projets remplis de vide.

La SEC a déjà obtenu une ordonnance de référé du tribunal, pour geler les actifs de Zaslavskiy et de toutes ses entreprises. Cependant, on ne sait pas bien comment les victimes de ce stratagème frauduleux seront indemnisées. Les sites des deux ICO https://101recoin.com  et  https://drc.world/ affichent un message qui met en avant un soit disant mal entendu avec la SEC. Rester à l’écart de ces ICO semble néanmoins du bon sens.

Vous pouvez retrouver la liste de toute les ICO frauduleuses sur http://blockchain-invest.fr/category/scam-arnaques/

Tezos, une ICO en chute libre !

 

Tezos, la start up qui a levée 232M$ en juillet via une ICO est en chute libre sur les bourses d’échanges (entre -30 et -60%).

Le projet ne serait finalement pas lancé avant la fin de l’année comme annoncé et le management se diviserait sur la gestion des fonds levés …

Dans le monde impitoyable des ICO’s, Tezos semble être une bien mauvaise affaire.

MULTIBOT : la plateforme de trading

Parmi la multitude d’ICO, (il y en a déjà plus de 1000 passés ou annoncés) une ICO a retenu notre attention et nous avons trouvé le projet intéressant. C’est une plateforme de  trading automatique et semi-automatique entièrement dans le cloud pour que vos ordres passent sans être connecté. Cette ICO est celle de Multibot.

Le projet :

Multibot est une plateforme de trading automatique et semi-automatique entièrement dans le cloud. L’avantage du cloud est qu’elle continuera de fonctionner même si votre ordinateur est éteint. Elle fonctionne pour l’instant sur Poloniex, Bitfinex, Bittrex et wex. Ils ont mis à disposition des backtests de leurs bots. Le projet est donc déjà fonctionnel, et ne se résume pas à un site web. Elle aura une version gratuite mais également une version payante.

  • La version gratuite permettra de faire fonctionner un bot, une tâche, et deux signaux.
  • La version payante coûtera au maximum 0.01 btc par mois. Elle permettra de faire fonctionner quatre bots, quatre tâches et quatre signaux.
 Les fonctions

Pour le moment  les fonctions de trading sont basics :

  • Signaux : ce terme englobe une variété de modifications de l’état du marché. Par exemple, cela peut être une soudaine augmentation du volume d’échange sur une place de marché bien précise. Ce type de signal peut alerter sur un mouvement en cours et peut, par exemple, être une opportunité d’arbitrage. À noter que ces signaux sont envoyés à la main par l’équipe de Multibot et l’intervention humaine en trading est toujours très importante. Les signaux peuvent ensuite être envoyés par mail, notification sur votre smartphone, SMS, etc.
  • Bot semi-automatique d’achat/vente : le bot de MULTIBOT permettra à l’utilisateur de paramétrer des achats et des ventes en fonction de plusieurs paramètres. Le whitepaper donne plusieurs exemples : Achat/vente lorsque le prix atteint un prix x  Achat/vente lorsque le prix varie de plus de x% sur une période y
  • Arbitrage : l’arbitrage est une activité pratiquée par des professionnels que l’on appelle « market makers ». Comme vous pouvez le voir sur Coinmarketcap lorsque vous cliquez sur « markets« , le prix de celle-ci est toujours différent en fonction des exchanges. L’écart peut être faible, mais il peut également être conséquent (plus de 10%). Arbitrer consiste, par exemple, à acheter une cryptomonnaie sur l’exchange le moins cher, pour vendre cette même cryptomonnaie sur l’exchange le plus cher.
  • Bot de trading : c’est la fonction phare du projet, mais l’équipe n’a volontairement pas énormément communiqué sur celui-ci pour des raisons de sécurité. Celui-ci est basé sur des réseaux neuronaux et de l’apprentissage machine, et le mot d’ordre donné dans le whitepaper de multibot est simple « acheter bas et vendre haut ». À noter également que l’algorithme n’a pas été dévoilé publiquement.

Fonctionnement du Token

Les tokens sont des tokens dividendes. Tous les 3 mois, 50% des bénéfices engendrés par l’utilisation de la plateforme seront reversés aux détenteurs de tokens. Le paiement se fera en ETH (le token d’Ethereum) via un smart contract. A noter que rien ne vous empêche de vendre le token sur le marché. Le token se négocie 1 $ durant l’ICO. 25 000 000 sont mis en vente, mais tous les tokens non achetés seront détruits. La répartition se fera de la façon suivante :

  • 95% pour les utilisateurs
  • 3% pour les fondateurs
  • 2% pour la campagne de promotion

Vous pouvez retrouver le whitepaper en anglais sur le site officiel de multibot, L’ICO en est à sa quatrième semaine et vous bénéficierez donc d’un bonus de 5% si vous participez à l’ICO. Près de 600 000 MBT ont été vendus à ce jour. Vous pouvez participer à l’ICO à partir de 1$ ce qui vous permettra déjà d’accéder à la plateforme de trading. Acheter un token à 1 $ vous permet déjà de tester la plateforme !

Conclusion sur le projet MULTIBOT

Vous savez qu’on s’intéresse au trading. Il était donc logique que cette ICO nous séduise. Multibot  a compris que réunir plusieurs exchanges au sein d’une même plateforme était une réelle nécessité et avance donc dans la bonne direction.

Nous apprécions également la possibilité d’automatiser des fonctions basiques de trading. Une des difficultés dans le trading est de respecter sa stratégie. Nous espérons que les fonctionnalité d’algorithme de trading évoluerons en particulier sur la partie arbitrage ce qui permettrait à la plateforme de devenir un incontournable .

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Demain une belle ICO française : DomRaider

Parmi la multitude d’ICO (ci dessous une petite infographie récapitulative) qui sont lancées tous les jours une ICO française intéressante a lieu demain : DomRaider

DomRaider lance l’émission de son jeton, le DRT, pour financer sa croissance et propulser au niveau mondial son réseau blockchain dédié aux ventes aux enchères de nom de domaine.  La Startup Française créée en 2013, est spécialisés en “drop catching”. Cette technique consiste à réserver les noms de domaines fraîchement expirés (.com, .net, .fr…) et à les vendre aux enchères.
L’entreprise est en croissance avec déjà plus de 20.000 ventes à son actif. L’équipe de 30 personnes  est répartie dans 3 pays (bientôt 5). Domraider a su conquérir de prestigieux clients qui lui font confiance pour récupérer les plus beaux noms de domaines pour leur usage SEO, marketing ou pour la protection de leurs marque.

Une belle ICO à suivre.

https://www.domraider.io/fr/

Le whitepaper

La Chine interdit les ICO !

Les autorités chinoises viennent de déclarées illegales les Initial Coins Offering (ICO). Cela a provoqué une petite secousse sur le marchés des cryptomonnaies avec des baisses comprises entre 10 et 20% sur l’ensemble des devises. Le nombre d’ICO s’était multiplié s’est dernier mois, concurrençant ainsi les autres modes de financements classiques (venture capital, IPO, etc). Dernièrement plusieurs escroqueries avaient eu lieu lors d’ICO (à l’image d’Enigma).

A court terme, cela devrait provoquer un courant vendeur sur le marché, peut etre l’occasion de faire des bonnes affaires pour les courageux ?

 

https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-09-04/china-central-bank-says-initial-coin-offerings-are-illegal

Attention à Plexcoin une probable nouvelle arnaque

Pour ceux et  celles qui naviguent sur les forum blockchain notamment sur Facebook vous avez pu tomber sur des pub pour Plexcoin l’offre fait valoir un nouveau token bassé sur Ethereum qui offrirait « des services connexes (PlexWallet, PlexCard et PlexBank) développés de manière à révolutionner l’utilisation de la cryptomonnaie et de la rendre accessible à tous »

Néanmoins de nombreux indices nous permettent de penser que c’est un « scam » ou en français dans le texte une belle arnaque.

  • Les démarches invérifiables voir fausses au sujet de la PlexCard VISA (carte Visa) proposée ;
  • Le manque de transparence du site Internet PlexCoin
  • Le manque de transparence sur la composition de l’équipe proposant le projet
  • Adresse du bureau inconnu
  • Nom de domaine enregistré derrière un proxy anonyme

L’autorité des marchés financier du Québec appel à la plus grande vigilance et a demandé la fermeture de tous les sites associé à l’activité de Plexcoin.

Plexcoin singe des projets comme https://www.tenx.tech, qui elle a une équipe publique https://www.tenx.tech/#team et une technologie qui est bien plus sérieuse : http://www.comit.network/. Plexcoin ne repose sur rien . TenX est le projet sérieux

Filecoin encore une ICO record 186 M$ en une heure

Filecoin, une startup projetant de mettre en place un service de stockage de données basé sur la blockchain, a  suspendu son ICO  (Initial coin offerings, levée de fonds en crypto-monnaie) après avoir récolté environ 186 millions$ en l’espace d’une heure seulement. La startup devra fournir des services comparables à ceux offerts par un réseau de stockage chiffré et décentralisé tel que siacoin maidsafe  storj…  Dans ce genre de système, des mineurs gagnent des « token » ou jeton en fournissant un espace disque ouvert au réseau. Les utilisateurs peuvent ensuite stocker leurs fichiers sur un réseau chiffré et décentralisé.

Cet évènement prouve qu’en dépit des actes de piratage, des incidents techniques, des inquiétudes relatives aux scams (arnaques) et des mises en garde des régulateurs du monde entier, les ICO gardent la côte et semblent toujours attirer autant d’investisseurs.

Si ce projet de création d’un système de fichiers décentralisé a reçu autant d’attention de la part des investisseurs, c’est surement car, quelques jours avant l’ICO, un groupe composé de 150 sociétés de capital-risque a décidé d’investir 52 millions USD dans ce projet. Dans ce groupe, il y avait des entités importantes comme Sequoia Capital, Andreessen Horowitz, Union Square Ventures, et Winklevoss Capital.

Le trafic généré a été cependant, beaucoup trop important, ce qui a conduit à une accumulation de transactions non confirmées. Ce genre de problème n’est pas nouveau il s’est déjà posé avec d’autres ICO. Cette situation a quelque peu frustré les investisseurs qui ne savaient pas s’ils avaient réussi à acheter du Filecoin ou non.

Les ICO rattrapées par la réglementation de la SEC

En quelques mois, les « Initial Coin Offerings » (ICO) sont devenues la nouvelle coqueluche des amateurs de la blockchain. Le montant levé cette année dans le cadre des « ICO », a dépassé la barre du milliard de dollars à près de 1,3 milliard , avec des levées de capitaux toujours plus grandes : Tezos (230 millions), Status (107), TenX (83) Bancor (153 millions).
Comme il fallait s’y attendre, les dizaines de millions de dollars investis dans certaines de ces opérations attirent l’attention des régulateurs. La SEC américaine est la première à vouloir mettre de l’ordre dans cette jungle.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, rappelons brièvement le principe de l’ICO, qui offre un système de financement efficace et original aux startups dont le modèle repose sur une application de la blockchain. Concrètement, les fondateurs émettent des « jetons » sur un marché ouvert où ils se négocient généralement contre des crypto-devises (notamment l’Ether). Ces « jetons » représentent parfois un équivalent de parts de l’entreprise (voire de ses bénéfices futurs) ou, plus fréquemment, la monnaie virtuelle avec laquelle sera payée l’utilisation de la solution qu’elle développera.

Alors que les innovations qui entourent les écosystèmes Bitcoin, Ethereum et autres, bénéficient pour le moment d’un flou et d’aucune réglementation claire de la part des autorités dans la plupart des régions du monde, la « Securities and Exchange Commission » (SEC) s’est inquiétée de l’affaire de « The DAO », survenue en juin 2016. Après étude attentive de ce cas très médiatisé – dont l’objet, sans être exactement une ICO, était une sorte de fonds de capital risque décentralisé –, elle vient donc de livrer ses conclusions.

En synthèse, le gendarme de la bourse considère que la mise sur le marché et l’échange organisé d’actifs numériques (les « jetons ») par des structures virtuelles tombent sous le coup des lois existantes relatives aux titres et actions. Cette décision ne peut constituer une réelle surprise quand une bonne partie des défenseurs du concept d’ICO le présentent comme un moyen non réglementé de lever des fonds publics. Au vu des montants en jeu, la SEC rappelle simplement son rôle de protection des investisseurs.

La principale conséquence de cette prise de position est d’imposer aux émetteurs – que le régulateur invite à se rapprocher d’elle – de se conformer aux exigences légales d’information claire et transparente des acquéreurs potentiels. Or il est indéniable qu’il s’agit effectivement de la carence la plus critique et la plus dangereuse des ICO actuelles. Même en laissant de côté les (nombreuses) escroqueries pures et simples, la présentation des projets est rarement suffisante pour procurer aux investisseurs tous les éléments indispensables à une prise de décision objective et éclairée.

La SEC n’a pas encore intenté une action en justice contre ces nouveaux émetteurs numériques. Elle souhaite que le marché fasse d’abord de lui-même le ménage et que les souscripteurs soient bien conscients des risques de tels investissements. Les bourses qui cotent ces nouvelles devises vont devoir s’enregistrer auprès de la SEC. Cette intrusion du gendarme des marchés sur le secteur des devises cryptographiques a suscité une correction généralisée des cours, dans un secteur allergique à toute intervention extérieure qu’elle soit des Etats ou des régulateurs : bitcoin et Ethereum perdait autour de 7% mercredi, alors que les nouvelles monnaies (Golem, Status, Bancor enregistraient des contre-performances à deux chiffres de 15% à 20%

Quelques plates-formes d’émission ou d’échange de « jetons » ont réagi en interdisant leur accès aux citoyens des États-Unis. Ce ne peut être qu’une solution de court terme, car il est vraisemblable que les autres régulateurs nationaux tendront à appliquer le même raisonnement. Peut-être certains prendront-ils l'(heureuse) initiative d’adapter leur approche existante aux spécificités des ICO. En attendant, l’incertitude va régner sur les opérations et la prudence doit rester de mise pour les investisseurs.