Deux consortiums Blockchain Banque Assurance

B3I Blockchain Insurance Industry  est une Initiative afin d’étudier la possibilité d’utiliser la technologie blockchain pour optimiser l’échange des données entre (ré)assureurs.  Depuis septembre 2016, des réassureurs ont testé une première application de la technologie bockchain, une base de données sécurisée ; partagée par l’ensemble des participants à une transaction déterminée. Les résultants sont concluants pour le réassureur. « Blockchain est une technologie souple et rapide à mettre en œuvre qui simplifie et accélérè les interactions, le statut des données étant partagée en temps réel par tous les partenaires commerciaux impliqués et qui pourrait contribuer à réduire efficacement les coûts », affirme Scor dans un communiqué. Afin d’explorer l’utilisation potentielle de la technologie blockchain dans l’industrie de l’assurance, l’initiative B3i – Blockchain Insurance Industry Initiative a vu le jour. Plusieurs assureurs et réassureurs du monde entier ont adhéré à ce groupement qui compte actuellement 15 membres (Achmea, Aegon, Ageas, Allianz, Generali, Hannover Re, Liberty Mutual, Munich Re, RGA, SCOR, Sompo Jappan Nipponkoa, Swiss Re, Tokio Marine Holdings, XL Catlin et Zurich Insurance Group). Dans le cadre de cette initiative, les membres mettront en œuvre un projet pilote réalisant des transactions commerciales entre les sociétés membres. Si la technologie blockchain prouve sa viabilité, elle « pourrait transformer l’industrie de l’assurance grâce à le mise en place d’un registre partagé d’informations contractuelles », affirme le réassureur Scor dans un communiqué. « La rationalisation de la communication et des transactions permettrait d’améliorer tant les processus que la qualité des services d’assurance proposés aux consommateurs », ajoute-t-il.

LaBChain est un consortium monté par la Caisse des dépôts et consignations qui compte déjà 8  partenaires. Deux assureurs (Allianz, Groupama), une société de gestion (OFI Asset Management), une banque (RCI Bank and Services) et quatre start-up (BELEM, Scorechain, Stratumn, Utocat) : ils sont autant à rejoindre officiellement les rangs de LaBChain… tout du moins sur le papier. 19 autres partenaires sont annoncés depuis l’automne 2016, lorsque LaBChain a dévoilé un cas d’usage axé sur l’utilisation de la blockchain Ethereum pour réduire le risque de crédit. Le Crédit Agricole, CNP Assurances et Natixis Asset Management Finance (groupe BPCE) se sont associées à la SSII OCTO Technology pour mener cette expérimentation qui vise à alléger, par la création d’une fonction de chambre de compensation, les coûts liés aux différents aspects de la gestion du collatéral non cash* associé aux prêts-emprunts de titres.

LaBChain avait présenté, en mai 2016, un premier cas d’usage sur l’identité numérique et les problématiques de connaissance client. Ou comment, dans le cadre de transactions sur une blockchain, identifier les intervenants, puis partager les données de façon sécurisée entre les parties prenantes. En tant que dépositaire des fonds des notaires et des consignations, la Caisse des dépôts est concernée au premier chef par ces problématiques. Dans le cadre de l’initiative LaBChain, elle cherche le meilleur moyen d’intégrer les architectures de consensus décentralisé dans l’économie française, face au dynamisme du marché nord-américain. Parmi les « nouveaux entrants », on soulignera que derrière RCI Bank and Services se cache RCI Banque S.A., banque française détenue à 100 % par le groupe Renault et spécialisée dans les financements et services automobiles. Elle rejoint BNP Paribas, le Crédit Agricole, Groupe BPCE, La Banque Postale et Société Générale. Du côté des assureurs, on retrouve Allianz, Aviva France, AXA, CNP Assurances, Groupama et MAIF.

La blockchain enjeu des présidentielles ?

Le conseil Supérieur du Notariat (CSN) a proposé aux candidats à l’élection présidentielle la création d’une blockchain notariale. Cette dernière permettrait de dématérialiser, de sécuriser et de garantir la véracité des informations sur des sujets comme :

  • le logement (immatriculation des copropriétés, carnet numérique de suivi et d’entretien du bâtiment, etc.)
  • la création et la reprise d’entreprise
  • le mandat de protection future
  • et tout autre domaine lié à la personne ou à ses biens.
  • Pour aller plus loin :  http://www.agefiactifs.com/   propositions_presidentielle_2017_002

Le premier ETF avec ethereum comme sous jacent voit le jour

etherindex ETF prospectus

EtherIndex LLC a déposé les documents auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) pour demander l’enregistrement  pour un fonds négocié en bourse (ETF) basé sur Ether, la crypto-monnaie utilisée dans le réseau Ethereum. Ce dépôt est un signe de la confiance croissante et un soutien pour Ether et le réseau Ethereum. Cet ETF élargira l’exposition d’Ethereum aux investisseurs à l’échelle mondiale et pourrait légitimer la crypto-monnaie comme une classe d’actifs digne qui permet une diversification de portefeuille supplémentaire. Ce dépôt d’ETF est le troisième pour une crypto-monnaie aupres de la SEC. Gemini et SolidX ont tous deux déposé un ETF bitcoin plus tôt cette année.


			

Bitcoin, la référence des cryptomonnaies

Le Bitcoin, inventé par M.  Satoshi Nakamoto (personne ne sait si il existe ou non …) est la référence des cryptomonnaies. Fort d’une capitalisation de 14 milliards d’euros fin 2016, le Bitcoin est basé sur une technologie peer to peer avec validation par consensus, le tout est inscrit sur la blokchain après vérification des nœuds. Aujourd’hui, le Bitcoin est accepté par un nombre croissant de commerçants et de site internet (WordPress, Baidu, etc.). La quantité de Bitcoin est limitée à 21 millions d’unités, cette quantité devrait être atteinte en 2140. Dans les faits, le rythme de leur création est une fonction du nombre de mineurs et de l’évolution de la capacité de calcul des ordinateurs connectées. Il est passé à 25 bitcoins toutes les dix minutes depuis janvier 2013, soit deux fois moins qu’à sa création. Totalement indépendant des banques centrales, le cours est en contrepartie volatile (entre 1 et 1100 USD puis retour à 187 USD pour retour à 1000 USD …)

 

L’onde se propage

Ripple (XRP), troisième crypto-monnaie par la capitalisation en 2017, est la monnaie native du protocole Ripple. L’objectif de ce projet est de permettre le transfert direct, instantané, avec des frais réduits de capitaux entre deux parties en contournant le système bancaire jugé trop lent et trop coûteux. Sa technologie, basée sur la validation par consensus, intéresse aujourd’hui des banques comme Ubs, Unicredit ou Santander. 15 des 50 banques majeures au niveau mondiale utilise désormais Ripple.

Comment cela fonctionne ?

 

Les flux en devises sonnantes et trébuchantes restent dans les pays d’origines. Seule la crypto-monnaie traverse le cyber-espace (et accessoirement les frontières). Ainsi pour un transfert Dollars \ Euros, John dépose des dollars à la Banque A qui envoie des ripples à la Banque B, qui livre des euros à Mitch.

Par ailleurs, Ripple Inc. a conservé les deux tiers des Ripples en circulation. Cela limite notamment la volatilité de la devise et permet accessoirement aux fondateurs d’espérer réaliser de belles plus-values dans le futur.

L’entreprise a déjà levé plus de 93 millions d’USD (cette fois ci-, il ne s’agit pas de cypto-monnaie) depuis sa création en 2012.

Pour aller plus loin : https://ripple.com/

Ethereum : le code était la loi

 

L’Ethereum est un protocole décentralisé dont la particularité est la création, l’échange, la mise en place de « smart contract ». Ces contrats s’implémentent sur la blockchain. La monnaie sous-jacente de cette technologie est l’Ether (ETH), deuxième capitalisation du monde des crypto-monnaies derrière le Bitcoin avec plus d’1 milliard de dollar en valeur. En mai 2016, le Decentralized Autonomous Organization (DAO), fonds d’investissement géré par la communauté, collectait plus de 120 millions d’USD pour investir dans des projets basés sur l’Ethereum. Durant l’été 2016, des pirates ont dérobé plus de 3 millions d’Ethers au DAO à travers une faille du code. Jusqu’à à cet événement le code était la loi et l’intervention humaine proscrite. Toutefois, la communauté, bien que partagée, a voté en faveur d’un « hard fork » afin de réinitialiser la blockchain avant le vol. Un schisme est alors apparu entre les puristes et les pragmatiques. L’Ethereum Classi (ETC) a ainsi vu le jour, poursuivant la blockchain initiale et n’acceptant pas le reboot avant le vote du hard fork.

 

Pour aller plus loin : https://www.ethereum-france.com/

 

 

 

Monero : le complément anonyme du Bitcoin ?

 

Basé sur un procédé de cryptage différent du Bitcoin et de ses dérivés (Cryptonote), le monero a pour ambition d’être indétectable, intraçable et anonyme.Ses deux caractéristiques principales sont de fonctionner intégralement en peer to peer (décentralisation) et d’obscucir la blockchain par un système de « signatures en cercle ».Chaque transaction est ainsi segmentée en paquet sur la blockchain. Par exemple : pour 100 moneros transférés,  le système va réaliser quatre envois de 60, 20, 10 et 10 moneros. Les différents « paquets » transmis séparément transitent par les comptes d’autres utilisateurs de manière transparente. Monero a été créée en 2014 par la communauté. En 2016, la valeur des échanges a été multipliée par 40 pour atteindre et la monnaie virtuelle représente 187 millions  de $$$. Sa notoriété soudaine est due à son acception par AlphaBay, un grand site de vente de drogue, d’armes et de fausses cartes de crédit sur le Darknet, qui a permis de réaliser des paiements sur sa plateforme en Monero alors qu’il n’acceptait auparavant que le Bitcoin.